-Coutumes et traditions au Maroc
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Coutumes et traditions au Maroc

Henné

Le henné est une plante qui peut atteindre jusqu'à un mètre de hauteur. Ce sont ses feuilles qui produisent de la teinture de couleur jaune ou rouge. Ce henné est le plus souvent utilisé pour les peintures corporelles. Il existe plusieurs sortes de henné selon les plants et les lieux de culture : Iran, Inde occidentale, Chine, Afrique du nord et de l'ouest. Peinte sur la peau, la nuance d'une même couleur varie d'une personne à l'autre selon la couleur et l'acidité de chaque peau.

Plante du Paradis pour sa couleur verte et ses bienfaits qu'on lui prête depuis la nuit des temps, le Henné est vecteur de bon nombre de symboles, lesquels sont porteurs de message ou encore protecteurs des méfaits de la magie, du mauvais oeil et des esprits.

Le henné reste une composante majeure dans les rites qui ponctuent la vie des marocains mais surtout des marocaines. Car, si elle est l'apanage des femmes, il n'en demeure pas moins que l'enfant de sexe masculin y trempe les mains à une phase cruciale de sa vie à savoir, le moment de la circoncision. Néanmoins, il ne s'agit là que d'un badigeonnage unique contrairement à la fille qui se pliera à ce cérémonial au cours de différentes étapes de sa vie de femme.

Le début de la jeune fille marocaine avec le henné se fait très tôt. D'abord bébé et ensuite lors des cérémonies de circoncision de ses frères.

Cependant, le moment où son usage prend le plus d'importance reste la fête du mariage, car tout un rituel se décline inhérent au caractère de légende, de mysticité et de croyances qui ont accompagné au fil des siècles aussi bien cette fête que la plante magique.

Le henné constitue aussi un instrument de séduction et un élément incontournable de la parure de la mariée. Et si dans les campagnes marocaines la tendance est toujours au badigeonnage lors du mariage, dans le milieu citadin c'est le N'kich qui l'emporte. Toute une soirée est réservée à la pose de dessins. Les mains et les pieds de la mariée deviennent ainsi non seulement un espace plastique mais un champ fertile pour l'exploration ethnologique vu la richesse des signes et des formes.

Le henné est également présent dans d'autres étapes essentielles de la vie des femmes: celle de la procréation et de la fin du deuil qu'elles portent pendant quatre mois et dix jours à la suite du décès du mari.

Ainsi, chaque étape a son propre cérémonial au niveau de la pose du henné. Parfois, ce rituel traduit le non-dit, le refoulé notamment lors des cérémonies de transe collective L'Hadra et J'dba, à titre d'exemple. Mais aussi lorsque la plante moulue et préparée est donnée en offrande aux Saints, censés être investis de pouvoirs surnaturels et que les femmes de tous les âges approchent sollicitant leur intervention ou une faveur.

Le henné reflète, également, le lien du patrimoine avec la mémoire, ses représentations, ses sources d'inspiration et avec les composantes socioculturelles de la société.
Quel que soit l'objectif qui préside à son utilisation, le henné est intimement lié à l'histoire du Marocain. Ce dernier à l'aise dans son appartenance identitaire l'assume et en fait un domaine d'exploration artistique en perpétuelle innovation pour l'adapter, chaque fois que nécessaire, et l'incruster, comme d'autres traditions, dans la modernité tout en préservant l'essence de ce patrimoine et ses spécificités culturelles.

La Akika

La célébration de la "Akika", ou septième jour de la naissance d’un enfant, est une fête qui revêt une importance particulière dans la vie sociale et familiale, les préparatifs pour accueillir le nouveau- né varient d 'une région à l'autre.

Le baptême dans le sud

Les célébrations du 7è jour de la naissance diffèrent d'une tribu à l'autre, de la montagne à la plaine, tout en conservant le caractère d'événement exceptionnel au sein de la famille attachée à ses coutumes et ses traditions.

Les préparatifs pour accueillir le nouveau-né est du ressort des femmes du village qui assistent la future maman, loin du regard des hommes et ce, par la préparation des mets et "tkaouates" à base d'huile d'argan qui vont servir après l'accouchement à nourrir la femme en couches.

En effet, l'accueil du nouveau-né témoigne de la solidarité et d'une séparation des rôles entre hommes et femmes. Si le mariage de la fille ou du garçon relève de l'autorité paternelle, l'accueil du nouveau-né se déroule dans un cercle strictement féminin.

Aussitôt la naissance annoncée, les youyou fusent de tous les côtés de la maison pour avertir les proches de la délivrance et de la venue du nouveau-né. Le premier geste après l'accouchement : le nouveau-né est accueilli par un appel à la prière entonné dans son oreille.

A partir de cet instant, la maison du nouveau-né devient le point de rencontres de toutes les femmes du village qui offrent des cadeaux sous forme de repas préparés pour la maman à base de poulets "beldis" et des ingrédients concoctés pour l'occasion. Durant les sept jours, la maman est exempte de tout travail ou corvée ménagère, elle est considérée comme "princesse", entourée de ses proches et d'une sorte de "marraine", une deuxième mère qui s'occupe du bébé.

Pour la célébration du 7-ème jour, "l'Issem" ou "Sabaa", les proches parents de la famille, les villageois sont conviés à la cérémonie qui débute par la psalmodie du Saint Coran et des panégyriques du Prophète dans une ambiance de piété. Après cette cérémonie, la véritable fête commence avec les femmes qui s'adonnent aux chants et aux danses jusqu'aux premières heures du matin et au cours de ces festivités, l'on annonce officiellement le nom du nouveau-né.

 

La célébration de la "Aqiqa" dans le Nord

Les préparatifs pour la célébration de cette fête commencent deux mois avant l'accouchement par la cérémonie de "Laqmous" qui consiste à l'acquisition par la grand-mère maternelle de vêtements et autres articles de toilette du nouveau-né.

Immédiatement après la naissance du bébé, un membre de la famille, souvent le grand-père paternel, entonne à l'oreille droite du nouveau-né l'appel à la prière. Ce rituel est suivi d'une "grande ablution" qui consiste à laver le bébé avec de l'eau où sont trempées des racines de menthe et des feuilles de henné, des plantes aux vertus dermatologiques certaines qui symbolisent aussi l'espoir d'un avenir prospère pour le nouveau-né.

Cette racine de menthe trempée dans l'eau ayant servi à la "grande ablution", est par la suite plantée dans un pot à l'intérieur de la maison. Vient ensuite la "petite ablution" qui consiste à laver le bébé dans une bassine où l'on a trempé un oeuf qui sera offert à une fillette de la famille ou du voisinage.

Le septième jour, la famille immole un mouton. Tous les nœuds et les boutons des vêtements du bébé sont défaits ce jour. Selon la tradition, ce rituel protège le nouveau venu et écarte de son chemin tous les obstacles. L'annonce officielle du nom du bébé, qui constitue le moment fort de la "Aqiqa", est accueillie dans une ambiance de joie et de piété.

L'évènement est également marqué par l'invitation des proches à déjeuner de "qlia", mets à base de tripes du mouton, suivie d'un repas copieux, reflétant le savoir-faire culinaire de la cité.
Dans l'après-midi, la maman se met dans ses plus beaux habits pour recevoir les cadeaux, au rythme de chansons andalouses, dont certains refrains sont dédiés au nouveau-né..

 

Le baptême dans la région de l'Est

L'arrivée d'un nouveau-né est fêtée sept jours durant, depuis la naissance jusqu'à la cérémonie de l'immolation marquant le baptême du nouveau membre de la famille.
Le rituel des festivités marquant la célébration de la naissance au Maroc est toutefois caractérisé par des différences en fonction des particularités locales. L'unanimité réside cependant dans le fait que ces traditions accompagnant la naissance constituent un événement exceptionnellement attendu. En plus de la célébration de l'arrivée d'un nouveau membre pour la famille concernée, il contribue en effet à briser la monotonie du quartier.

Les préparatifs pour l'accueil du nouveau-né commencent déjà plusieurs jours avant sa naissance. La famille veille alors à l'organisation de la cérémonie d'immolation et à la préparation des mets traditionnels spécifiques à cette occasion.

Les plus populaires restent le couscous, le "bercoukech", un plat fortement épicé fait de grosse semoule et cuit avec des lentilles, des pois chiches et de la viande séchée ou la "taqnatta", un plat préparé à base de semoule, de sucre, d'huile et de grains de sésame.

L'accouchée est entourée d'une attention particulière. Ses paumes et ses pieds sont décorés au henné. Le nouveau-né, quant à lui, est enduit quotidiennement jusqu'au sixième jour d'huile d'olive mélangée au henné puis il est enveloppé d'un tissu. Le rituel du bain, qui revêt un intérêt particulier, est accompli le septième jour en présence de femmes et de jeunes filles entonnant des panégyriques.

Les sept jours sont animés par une troupe locale appelée "Al Arfa" qui exécute des chants et des danses folkloriques. La cérémonie de l'immolation marquant le 7e jour de la naissance et permettant de baptiser le nouveau-né est caractérisée par le rituel du choix du prénom qui s'effectue après moult propositions et négociations.

Le baptême à Fès, une véritable consécration sociale

Il est de tradition à Fès que le baptême du premier né soit pris en charge intégralement par la famille de l'épouse. La veille de cette cérémonie, la parturiente accueille un défilé de filles, accompagné d'un groupe folklorique "aissaoua" ou "dkaykia" apportant Lamchabak (trousseau comprenant des caftans, des draps brodés, des gâteaux, un mouton...).

Le baptême se célèbre dans une atmosphère de gaieté générale. Ainsi, le matin, dans un climat de chants religieux et de senteurs d'encens, la grand-mère paternelle lave l'enfant devant les membres de la famille la plus intime. Une fois le petit déjeuner pris, un plat semblable à ceux du mois de Ramadan (soupe, dattes, oeufs, chabakia), La famille assiste à l'immolation du mouton pour annoncer le nom du bébé, et ce en dressant un voile de protection (hijab), pour protéger l'enfant et sa maman contre le mauvais oeil.

Maquillée et habillée dans les pures traditions locales, la Nfissa (l'accouchée) se présente devant ses parents et ses amies. Comme le veut la tradition ,la Nfissa doit se nourrir de plats à base de pigeons et de coquelets cuisinés d'une façon spéciale ainsi que de Sellou qui est une mixture de noix, d'amandes, de sucre, de farine, de sésame grillé et écrasé arrosé d'eau de fleurs d'orangers.

Ce fortifiant est traditionnellement dénommé lalla bent nbi (sellou de notre dame fille du prophète). Le soir, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes s'installent autour de l'orchestre pour célébrer la fête et vivre aux sons et rythmes de la musique andalouse et populaire.

Le Moussem des Fiançailles d'Imilchil

Le Moussem (ou festival) des Fiançailles d'Imilchil a acquis une renommée internationale qui en fait aujourd'hui un lieu de pèlerinage touristique.
A la fin de chaque saison d'été, au mois de septembre, depuis des temps immémoriaux, une vallée perdue du Moyen-Atlas, à
2000 mètres d'altitude, à une vingtaine de kilomètres d'Imilchil, est en effervescence.
Toutes les tribus berbères des alentours s'y retrouvent avant la période des neiges qui les coupera du reste du monde, des mois durant.
C'est un rassemblement à vocation commerciale et religieuse, d'abord, mais surtout sociale. En effet, au-delà des échanges commerciaux et des rituels religieux, les femmes choisissent parmi les célibataires ceux qui deviendront leurs maris pour une année (si mésentente conjugale il y a) ou pour toute la vie. D'où le nom de Moussem des Fiançailles.

Après une année de labours et après les moissons et les cueillettes, la commémoration du Moussem du Saint patron (Marabout) de la région, Sidi Ahmed Oulmaghni, couronne l'achèvement d'une période de labeur et de travail et annonce le commencement d'un nouveau cycle qu'on souhaite toujours meilleur.
Cinq jours durant, la cérémonie des Fiançailles avec toutes sortes de formalités que cela suppose, est accompagnée de la danse "ahidous " sur fond des traditions ancestrales.

Mariage

Le mariage est le symbole de la pérennité de la communauté et le fondement de base de la cellule familiale. Le mariage au Maroc est célébré suivant un cérémonial puisant ses sources dans des traditions ancestrales.
Si la célébration de cet événement reste, dans ses grandes lignes, plus ou moins identique dans les différentes régions du Royaume, certaines traditions locales inspirées et générées par des pratiques ancestrales enrichissent le rituel du mariage et lui confèrent un cachet distinctif d'une localité à l'autre.
En effet, l'organisation du mariage au Maroc varie en fonction des régions et met en relief la diversité culturelle qui se manifeste, notamment, par différents rituels (Costumes, rites, musique, traditions culinaires etc...)

Ces particularités locales et cette authenticité sont conservées et perpétuées de génération en génération. Elles sont les vertus cardinales de la diversité culturelle marocaine. C'est dans le cérémonial du mariage que celle-ci trouve son expression la plus marquante.

Cependant, la cérémonie du mariage a connu, dans certaines parties du Maroc, des changements découlant de la vie citadine et de l'adoption d'un mode de vie moderne.

D'un point de vue juridique, le mariage est consacré par la conclusion d'un "acte adoulaire" établi par des "Adouls" qui font office de notaires, en présence de témoins. Il équivaut à un acte de mariage et constitue le contrat fondateur de la famille.

Chronologie des rituels

1- Le Hammam

Bain purificateur pris en grande pompe par la fiancée au bain maure, en compagnie des femmes qui lui sont proches.
Une cérémonie où le pudique se mêle aux bonnes senteurs et où la flamme des cierges, allumés pour l'occasion dans les salles obscures du bain, est censée éclairer le chemin du bonheur.
Ce rituel donne lieu à diverses pratiques et offrandes chargées de symboles.

2- Le Henné

 Le henné est appliqué durant les fêtes et les mariages par la "hannaya", femme préposée à l'art du henné. Les vertus bienfaitrices du henné sont censées protéger contre les maladies et garantir la réussite et la prospérité.
La cérémonie du Henné ou "Henna" se déroule la veille du grand jour, en présence des femmes des deux familles et des amies. La mariée est voilée et vêtue d'un caftan vert et la "hanaya", s'ingénie à dessiner sur ses mains et ses pieds des motifs attrayants. Cette cérémonie symbolise l'acheminement vers le statut d'épouse.

3- L'offrande (H'dia)

La coutume de la h'dia existe dans toutes les classes sociales.
Les cadeaux offerts en cette occasion à la mariée par son époux sont fonction de la situation sociale et varient selon les régions. Mais généralement les présents sont hautement symboliques, tels le sucre, symbole d'une vie heureuse, le lait, symbole de la clarté et de la pureté, les dattes, le henné, les bougies, les fleurs, etc...

4-
La Berza

La

" berza " qui a lieu le jour de la grande cérémonie est l'occasion de présenter la mariée aux convives. Parée d'une tenue traditionnelle d'apparat, la mariée est installée de façon à être vue et admirée par toute l'assistance, dans une ambiance de fête riche en sons et en couleurs.

Au Maroc, plus que partout ailleurs, le mariage est perçu, sur le double plan social et religieux, comme un acte d'une grande importance. Il est préparé minutieusement comme un évènement familial d'envergure, célébré joyeusement comme une grande fête, à laquelle s'associent outre les familles des deux époux ainsi unis, au destin scellé, leurs proches, leurs amis et leurs voisins.

Valable pour les villes et les grands villages, cette perception ne l'est pas tout a fait quand il s'agit de la campagne, ou cette fête prend une toute autre allure, puisqu'elle mobilise de manière spontanée, un douar tout entier. La fête se poursuit plusieurs jours durant, dans un élan de solidarité qui donne toute la mesure de l'esprit communautaire toujours plus vivace en zone rurale qu'en milieu urbain, en raison de la nature même de la vie dans la campagne.

Si donc la fête est globalement la même dans l'ensemble du royaume, les rites de sa célébration varient d'une région à l'autre, au regard des traditions locales, le but étant, selon les cas, d'insister, de conforter ou de conférer encore plus d'éclat à tel ou tel aspect de la fête.
Fondamentalement, le canevas est le même au nord du Maroc comme à son extrême sud, à l'est comme à l'ouest. C'est la broderie qui y figure qui offre à l'observateur, la touche de chaque région, et son cachet propre. Tout se passe en effet, comme si chaque région du pays, tenant à exhiber fièrement son apport particulier, à mettre en valeur le talent et le doigté de ses hommes et de ses femmes, à faire valoir le soin par lequel ils entourent cette grande cérémonie, ainsi que le respect quasi-religieux des règles régissant son déroulement.

Chaque région souhaite, par son ancrage local, frapper de son sceau, cette broderie nationale, qui se trouve être en fin de compte, une oeuvre commune. Chaque région s'ingénie à faire briller de mille feux, ses signaux distinctifs mais très indicatifs de la diversité de notre culture dans la cohésion, de nos contrastes dans l'harmonie, de notre pluralité dans l'unicité, et de notre particularisme dans la globalité.

Costume

Traditionnellement riche et varié – diversité des étoffes, des formes et des couleurs exprimant un certain art du drapé - le costume marocain pour homme ou pour femme se décline selon les cultures locales de chaque région, voire de chaque groupe social.
Deux grandes tendances s'en dégagent, à savoir, le costume citadin et le costume rural (ou montagnard), avec dans les deux cas le recours à différents artifices pour en rehausser le port et détourner l'attention des éventuelles faiblesses du corps.
La constante chez les hommes est le port de
la Djellaba qui est un vêtement ample. De laine ou en étoffe légère, elle est  munie de manches longues et larges ainsi qu'un capuchon.

De même, il y a le Silham ou Burnous, de couleur unie, noir ou blanc, porté sur la Djellaba, avec capuchon. Sous la Djellaba il y a le Caftan qui est une robe longue sans col, à manches longues, fermée sur le devant par de nombreux boutons brodés. Tarbouch comme couvre chef pour les citadins, et Razza pour le costume rural puis Belgha (babouches) dans les deux cas.

Pour les femmes, le port du Haïk, sorte de cape ample de tissu fin et de couleur blanche, est la règle surtout en milieu rural, spécialement dans certaines régions. L’habit de sortie de la citadine, et de plus en plus souvent de la femme rurale, est la version féminine de la djellaba.
En dessous est porté le Qmiss (longue camisole) en tissu léger et couvrant le Seroual qui est un pantalon bouffant.

Le Caftan et la Mansouria en tissu généralement fin, sont deux robes longues pour femmes. Le Caftan est l’habit de fête. Et pour cause, à travers lui, c’est toute la féminité qui est mise en exergue, avec en prime deux attributs qui lui sont propres : le faste et l’élégance en raison du travail méticuleux de fabrication dont il fait l’objet. De fines étoffes et soieries aux teintes chatoyantes au départ, le couturier traditionnel y mettra son savoir et son art pour créer l’habit somptueux. Broderies dorées, argentées, contours et extrémités délicatement décorés, le tout restituant des sensations de richesse et de féminité. Une ceinture brodée de fil de soie, ou d'or (ou alors, chez les femmes aisées, en argent ou en or massifs) serre le Caftan à la taille.

Cet habit, considéré comme identifiant l’art de drapé féminin marocain par excellence, a de tout temps, été source d’inspiration partout dans monde.

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 Mauvais œil, croyances
et superstitions au Maroc

 

Au Maroc on avait peur lorsqu’on versait du sel car ça faisait des disputes.
On ne devait pas s'asseoir sur une table, car ceci causait des disputes.
On avait très très peur du mauvais œil, alors pour le mauvais œil, on utilise la main de Fatma (hamsa).
Il y a le bkhor avec l'acheb et le harmel dans un canoune.

Il y a l'eau de mer. Pour l'eau de mer il faut remplir une bouteille avec 7 vagues.
Comment on fait? On approche la bouteille chaque fois que la vague arrive et comme ça 7 fois, et on verse cette eau par terre sur le carrelage de toute la maison ça enlève le mauvais œil.


Le samedi soir on ne faisait pas sortir de la maison, ni objets, ni argent, même les invités qui venaient passer le shabbat devaient rester jusqu'a dimanche.
le samedi soir ( lilt el had ) on ne mangeait pas d'olives noires ni on ne buvait du café. C’était une habitude chez tous les juifs du nord et du sud pour ne pas faire sortir la chekhina du shabat.
On ne se douchait pas après minuit a cause des voisins d'en bas (c’est comme ca qu'on appelait les jnounes) et on n'ouvrait pas le robinet d'eau chaude, ni on ne jetait de l'eau chaude dans les cabinets, on ne touchait pas a l'eau chaude du tout du tout, après minuit.
On mettait un petit tehilim et du sel de mer sous l'oreiller des enfants.
Les femmes accrochaient un poisson en or à leur cou, aux bébés on leur mettait un petit bracelet noir.

Pour retrouver un objet égaré dans la maison on avait l'habitude d'accrocher des ciseaux à une poignée de porte. On disait Alek Chitan, pour que les mauvais esprits rendent l'objet. On nouait un mouchoir et on le jetait par terre et on disait naynaal el chitan el hrami et lorsqu'on retrouvait l'objet il faut vite redéfaire le nœud.

Une nouvelle mariée ne doit pas s'habiller en noir pendant toute la première année, ce n’est pas bon.

Les mariés ne doivent pas aller dans un enterrement la première année de mariage.

Frotter de l'ail a la porte d'une boutique ou d'un magasin fait partir les mauvais génies.

Il ne faut pas passer au dessous des escaliers ( ssloum) on dit que ça porte malheur.

Quand quelqu’un parle de maladie, de la mort ou de quelque choses de mauvais, on frappe le bois et on dit (sh’kaoui)

On ne donne pas le sel le jour du mercredi (d’après les astrologues c'est jour de malheur).

Il ne faut pas passer au dessus d'une femme menstrué quelque choses, on dit que ça fait des boutons au visage.

Il y a des femmes qui se lavent les pieds avant de sortir d’une maison qui est en deuil (c'est pour laisser la mort là.)

 

Voici encore d’autres superstitions:
On ne laisse jamais les ciseaux ouvert car c'est mauvais, on a de grandes dépenses, après.

On ne se ronge pas les ongles, car ça amène la ruine.

Si on rêve qu'un rabbin nous demande, "je veux venir chez toi, fais moi une petite place" et que vous êtes enceinte, il faut donner au bébé son nom même s'il s'appelle .............. et ensuite, vous lui ajoutez le deuxième nom que vous avez choisi... attention c'est très important.

Si vous avez un orgelet sur la paupière inférieure, c'est que quelqu'un de la famille va avoir une fille, et si vous avez un orgelet sur la paupière supérieure, c'est que quelqu'un de la famille va avoir un garçon.

Si la lèvre supérieure vous pique c'est slam el kher, vous allez recevoir des nouvelles de quelqu'un de cher.

 

Quand on entre dans une nouvelle maison , il faut mettre du sel dans tous les coins de la maison pour éloigner eshitan,

Chez nous lorsqu'on rentre dans une nouvelle maison on fait rentrer d'abord une bouteille d'huile et un kilo de sucre, et on fait un couscous qu'on partage en plusieurs petits sachets en plastique ( avant de mettre le sel) et on les met dans tous les coins de l'appartement ou de la maison ou d'un nouveau commerce, c'est la seouda pour les voisins du bas( les chitanes). Il y en a qui ajoutent un petit sachet de henné, ou qui passent de l'huile sur la première marche, s'il y a des escaliers, mais je sais que chez nous le sel apporte des disputes. Ensuite tous les amis et famille qui viennent disent mazal tov pour la nouvelle maison et entre avec du sucre dans la main chez nous, au Maroc.

Il ne faut pas qu'une jeune fille mette les chaussures d'une veuve qui vient de perdre son mari.

Il ne faut jouer avec les clés dans la maison, ça provoque des disputes.

Ne pas ouvrir un parapluie dans la maison, ça amène un malheur

Il ne faut pas parler dans les toilettes ou la salle de bain.

Les petits bébés ne doivent pas être dans les mariages, sinon la mariée lui mettra un peu de salive dans la bouche.

Le marié doit porter quelque chose de clair pas de bleu, ni gris foncé, ni noir.

Au Maroc, les croyances magiques étaient d'une grande importance dans la vie quotidienne. Les talismans et amulettes permettaient l'expression de ces croyances, ainsi que le talent des artistes qui les façonnaient.

L'amulette telle la main de Fatma (hamsa).

la khamsa ou la main de Fatma (et par extension le chiffre 5 "khamsa") qui agit comme une sorte de rempart visuel entre le regardeur et le regardé, était portée (et l'est toujours) par les femmes musulmanes comme par les juives, par coquetterie ou par superstition.

C'est la main droite levée, de face. La main transmet la puissance, la protection, l'offrande, ou la bénédiction. Symbole du don et du langage écrit. La main est l'une des plus vieilles représentations mythologiques connues dans le monde arabe, jouant toujours le rôle protecteur contre le mauvais œil. Pour comprendre, mieux, ce qu'est le mauvais, c'est l'intervention d'une personne mauvaise qui par un geste, une parole ou plus précisément un regard malfaisant peut avoir une action mauvaise.
 

 

 
 
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